Pour aller plus loin dans la connaissance des Arts de la Scène,
5 rencontres en lien avec les spectacles de la saison.
Pour participer à L'Ecole du Spectateur
Laissez-Passer pour l'ensemble
des rencontres : 8 €
Renseignements à l'accueil du Théâtre 01 30
96 99 00
du mardi au samedi de 12h à 19h
ou r
emplissez le bulletin d'inscription
que vous pouvez
> télécharger en PDF (150 Ko).
Afin de pouvoir ouvrir le bulletin
d'inscription sur votre ordinateur, téléchargez le
logiciel Acrobat
Reader (8500 Ko)

Evolution de l'écriture théâtrale
au XXe siècle
Samedi 28 septembre à 14h30
Animée par Catherine Naugrette,
enseignante à l'Institut d'Etudes Théâtrales
(Paris III).
De Jules Laforgue qui annonce les bouleversements
de lécriture au xxe siècle aux sketches dialogués
des Duettistes, à travers, Pirandello, Les dernières
lettres de Stalingrad ou les textes théâtraux de
Steven Berkoff...
Une saison théâtrale riche en textes du xxe siècle,
textes écrits pour la scène ou textes à vocation
tout à fait différente.
«Lécriture dramatique
connaît au début du xxe siècle une crise profonde,
qui remet en question à la fois ses structures, ses formes,
ses contenus et son statut au sein de la représentation.
Les données canoniques du drame, laction, lidentité
des personnages, la fable même, commencent à seffacer,
à se déliter. Des auteurs tels que Strindberg, Ibsen
ou Tchekhov, bientôt suivis par Pirandello et Brecht, ouvrent
ainsi une ère nouvelle à la poétique du théâtre
et posent les bases dune profonde mutation du drame. Tout
au long du siècle, lécriture théâtrale
ne va pas cesser par la suite dévoluer, de se libérer
progressivement de toute règle, de toute limite imposée,
pour sépanouir aujourdhui au travers de formes
plurielles, qui questionnent la représentation théâtrale.
Le texte dramatique, désormais hybride et protéiforme,
devient le matériau dune représentation qui,
par le biais du montage, de ladaptation ou de toute espèce
de récupération, accueille la parole brute, la poésie,
le narratif ou lépistolaire, faisant ainsi, pour
reprendre la célèbre formule dAntoine Vitez,
"théâtre de tout".»
Catherine Naugrette
Catherine Naugrette, professeur à linstitut
détudes théâtrales (Paris III), sera
notre guide en compagnie des comédiens : Clémence
Boué et Xavier Czapla.
En lien avec la présentation
des spectacles :
Les
Duettistes - Vincent Jaspard
/ Frédéric Rose / Xavier Czapla
du 18 au 28 septembre
Kvetch
- Steven Berkoff / Laurent Serrano
du 8 au 23 novembre
Hamlet
- Jules Laforgue / Thibault de Montalembert / Hervé Icovic
du 3 au 13 décembre
(sauf les 6 et 7 décembre)
Six
personnages en quête d'auteur - Luigi Pirandello / Emmanuel
Demarcy-Mota
du 23 au 25 janvier
Dernières
lettres de Stalingrad - Laurent Terzieff
du 12 au 22 mars
Grands
ballets mythiques : re-lecture ou re-création ?
samedi 12 octobre à 14h30
Animée par Florence Poudru,
du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse
de Lyon.
Giselle, ballet de référence
par excellence, mais aussi Petrouchka ou Noces sur des musiques
de Stravinski, ainsi que lAprès-midi dun faune,
les Biches, le Spectre de la rose, présentés en
leur temps par la compagnie des Ballets Russes...
Une multitude duvres reprises depuis leur création
par de nombreux chorégraphes, aujourdhui par Stephan
Thoss, Mauro Bigonzetti et Thierry Malandain.
« Dans le Panthéon de la danse européenne
figure Giselle, ballet-pantomime de
style romantique, initialement conçu par Jean Corelli et
Jules Perrot.
Ce ballet devint rapidement un succès en Europe : créé
en 1841 à lOpéra de Paris, il figura au répertoire
jusquen 1868. En 1910, les parisiens le redécouvrent,
présenté partiellement par les Ballets Russes, dans
une version largement remaniée par Marius Petipa à
Saint-Pétersbourg en 1884. En dautres termes, le
ballet typiquement romantique, daprès Corelli,
Perrot et Petipa, que nous regardons a subi de nombreuses modifications
: répertoire nest pas synonyme de passéisme
figé [...]
En 1982, le chorégraphe suédois Mats Ek propose
une version contemporaine et personnelle de Giselle aux Ballets
Culberg de Stockholm. Il inaugure ainsi un véritable cycle
de relectures de ballets du répertoire classique.
Le succès de cette uvre iconoclaste est tel que de
nombreux chorégraphes contemporains souhaiteront, eux aussi
être confrontés à cet exercice de style habituel
chez les peintres.
Stephan Thoss a créé Giselle M, en octobre 2000
à Kiel en Allemagne. Il reprend ce ballet dans une nouvelle
production dont le Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines
aura la première française [...]
Mauro Bigonzetti et Thierry Malandain proposent leurs versions
duvres des Ballets Russes, troupe privée fondée
par Serge Diaghilev, dont les créations restent marquantes
pour la danse du xxe siècle. Nombre dentre elles,
créées entre 1909 et 1929, figurent au répertoire
de grandes compagnies.
S. Thoss, M. Bigonzetti et T. Malandain abordent des uvres
qui toutes ont un argument fût-il aussi ténu que
le sommeil dun faune où lenvoûtement
du parfum dune rose et nous proposent une sorte de promenade
dans un labyrinthe, fait de références et de détournements
subtilement disséminés [...]
La relecture chorégraphique, lorsquelle est une appropriation
réussie, devient une passionnante démarche artistique
délectable pour le spectateur.
Florence Poudru
Afin de mieux goûter ces
plaisirs artistiques, Florence Poudru, professeur dhistoire
de la danse au CNSMD de Lyon, nourrira notre mémoire de
lhistoire singulière de ces ballets régulièrement
proposés à un nouveau public, avec un regard neuf.
En lien avec la présentation
des spectacles :
Giselle
M. - Adolphe Adam / Stephan Thoss
les 18 et 19 octobre
Stravinskyi
/ Noces - Petrouchka / Mauro Bigonzetti
les 6 et 7 décembre
Hommage
aux Ballets russes - Ballet de Biarritz / Thierry Malandain
le 25 avril

Le jazz : repères
et clefs de lecture
samedi 30 novembre à 14h30
Animée par Arnaud Merlin,
producteur à France Musiques et journaliste à Jazzman
«Le jazz est sans doute, encore
aujourdhui, la plus savante des musiques populaires et la
plus populaire des musiques savantes. Né il y a un siècle
aux Etats-Unis et devenu au fil des années une expression
artistique universelle, cet art où sallient lécrit
et limprovisé, le profane et le sacré, la
jubilation de la scène et la sophistication du travail
en studio, reste pour une large part méconnu du grand public.
Cette rencontre avec les spectateurs du Théâtre se
donne pour objet de fournir des repères historiques, et
quelques explications techniques, en mettant laccent sur
le paysage du jazz actuel, dans toute sa diversité stylistique
et géographique»
Arnaud Merlin
Musiques traditionnelles
et jazz :
métissages et spécificités
samedi 18 janvier à 14h30
Animée par Franck Bergerot,
rédacteur en chef adjoint du journal Jazzman
et chroniqueur pour la rubrique «musiques du monde»
du Monde de la musique
«Musique dessence
traditionnelle soumise à une urbanisation et à une
modernisation à marche forcée, tradition née
de la déportation de peuplades dAfrique, de leurs
métissages et de lassimilation quelles firent
des cultures rencontrées sur le continent américain,
le jazz fut annonciateur du phénomène «world».
Exotique aux yeux des Blancs, exotique du fait des musiciens noirs
eux-mêmes qui
forcèrent le trait de létrangeté en
mêlant à un panafricanisme rédisuel des caractéristiques
africaines purement imaginaires, le jazz fut adopté comme
folklore par le monde entier, avant que ce dernier ne se lapproprie
comme classicisme.
Le jazz lui-même, dans le même temps, forçait
les limites de ce classicisme en assimilant rythmes latins et
brésiliens.
Depuis les années 1960, cette évolution sest
saccélérée et mondialisée dans
un double mouvement dassimilation des musiciens noirs et
dadaptation du jazz aux langages et sensibilités
indigènes des contrées qui ladoptaient.
De la «touche espagnole» de Jelly Roll Morton aux
rencontres inspirées par lInde depuis Shakti, des
jungles ellingtoniennes à la Celtique procession du guitariste
Jacques Pellen, de la valse swing de Gus Viseur aux impressions
de voyage de Joe Zawinul, Franck Bergerot illustrera comment le
jazz a précédé la world music et offert en
exemple aux musiques du monde menacées par leurocentrisme
ses capacités dassimilation, décriture
et dimprovisation.»
Frank Bergerot
Deux rencontres en lien avec
la présentation des spectacles :
Jean-Jacques
Milteau - Blues Odyssey
le 8 octobre
Polya
Jordan - Dieu, que
le monde est blues !
le 29 novembre
Sylvain
Beuf - Quintet
le 17 décembre
Minino
Garaÿ et les Tambours du sud
le 20 mai
Autour de Georg Friedrich
Haendel
Les grandes formes musicales de lépoque baroque
Conférence de Denis Morrier,
musicologue, professeur danalyse musicale
au CNSM de Paris.
samedi 1er février à
14h30
Si lon se souvient aisément que
Haendel naquit en Allemagne du Nord (Halle, 23 février
1685) et finit ses jours en Angleterre (Londres, 14 avril 1759),
on oublie bien souvent que lItalie laccueillit entre-temps
plus de trois années durant, entre 1607 et 1610. Ce séjour
lui permit de parachever son «apprentissage» et de
confirmer une réputation grandissante.
Ainsi, un chroniqueur romain put mentionner dans son journal,
le 14 janvier 1707 : «Il est arrivé ici à
Rome un Allemand, excellent claveciniste et compositeur. Aujourdhui,
il a démontré ses talents en jouant de lorgue
dans léglise de Saint-Jean-de-Latran et en provoquant
ladmiration universelle».
Haendel mérite aujourdhui encore cette «admiration
universelle», car son uvre protéiforme couvre
toutes les formes de la musique baroque, tant vocale quinstrumentale.
Il explora tout dabord en Allemagne le style contrapuntique
qui fait la spécificité du goût de sa nation,
et expérimenta les principales formes de la musique instrumentale :
toccata, fugues, suites, sonates pour clavier, musique de chambre,
musique liturgique luthérienne... Cest également
à Hambourg quil produit ses premiers opéras,
qui revêtent alors une forme «hybride», sinspirant
des modèles français et italiens.
En Italie, il compose de la musique liturgique catholique, de
la musique pour clavier et découvre le style cantabile
du bel canto baroque, composant cantates et opéras italiens
(parmi lesquels Agrippina).
En Angleterre, il sadonne avec un égal bonheur à
tous les genres musicaux de son temps : musique de clavier,
sonates en duo et en trio, suites, concertos, sinfonie, opéras
italiens, oratorios anglais, musique liturgique (en loccurrence
anglicane)...
Ainsi, en explorant lunivers foisonnant des compositions
de Haendel, cest la spécificité du style baroque
tardif que nous nous proposons de découvrir ensemble lors
de cette prochaine conférence.
Denis Morrier
En lien avec la présentation
des spectacles :
Water
Music - Feux dartifices royaux et la cantate Lucrezia,
par lorchestre Florilegium de Londres
le 1er février à
20h30
Agrippine
- Frédéric Fisbach / Jean-Claude Malgoire
les 6 et 8 mars à 20h30