La presse...
« On se déhanche, on s’exhibe, s’enivre de son moi hasardeux au fil d’une gestuelle par force réduite à deux ou trois figures.
A l’aide d’une esthétique souple et plastique, Karole Armitage s’y entend pour mettre en boîte l’artificieux et l’inauthentique. »
L’Humanité, (Rave)
« Il semble qu’en mettant les filles sur pointes tout en désaxant leurs Princes, en multipliant les entrées et les sorties, en augmentant la vitesse et en décuplant l’espace, en les poussant au-delà de leurs limites, Karole a révélé chez ses interprètes une part d’inconnu.
Ils ignoraient pouvoir aller si loin dans les déséquilibres, la rapidité et l’énergie à partir de leur base classique.»
Ballet, (à propos du Chat de Schrödinger). |
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Physique quantique, gravures de mode déjantées et danseuse en pyjama rouge
Le Centre chorégraphique National - Ballet de Lorraine (actuellement dirigé par Didier Deschamps et dont on se souvient qu’il le fut autrefois par Patrick Dupond), s’intéresse en priorité aux mouvements où l’art chorégraphique, et particulièrement la danse dite classique, a connu de fortes évolutions, voire des ruptures, tant dans sa matière et son langage, que dans sa révélation aux autres formes d’expression. Les trente danseurs et danseuses internationalement recrutés qui constituent le corps du Ballet sont ainsi détenteurs d’un répertoire très large qui va de Balanchine à Merce Cunningham, en passant par Marcia Barcellos, Nijinski ou Mathilde Monnier.
Le programme ici proposé présentera trois œuvres : Le Chat de Schrödinger et Rave de Karole Armitage, Kouchotte et Kanélie (Docteur Labus – 4e duo) de Jean-Claude Gallotta, deux chorégraphes majeurs de la danse contemporaine.
Le Chat de Schrödinger, 24 danseurs sur plateau nu, certains masqués, illustrent dans un ballet électrique et d’une foudroyante énergie le trajet amoureux et chaotique des électrons pensés par la physique quantique. Rave, « promène le spectateur d’un défilé de mode destroy à une parade digne d’une grande “Gay Pride”, d’une soirée rock hallucinée » peuplés « d’Iroquois, de Chinois nattés, de cow-boys prêts à chevaucher d’humaines juments... ». Dans Kouchotte et Kanélie, Gallotta et son inquiétant Docteur Labus explorent la musique des corps et l’intimité des couples, « douce moiteur nocturne et bourgeoise, rongée par le démon de midi ». |