La Bonne Âme de Setchouan
de Bertolt Brecht
Création à Vidy-Lausanne
le 7 octobre 2003
Texte français Marie-Paule Ramo
avec la collaboration de
Dorothée Decoene
Mise en scène Irina Brook
Collaboration artistique Nicole Aubry
Décor Noëlle Ginefri
Costumes Sylvie Martin-Hyszka
Lumières Arnaud Jung
Musique Sadie Jemmett
Robin Walden
Chorégraphie Cécile Bon
Marionnettes Ivan Franek
Joëlle Peter
Maquillages, postiches et perruques
Maria Adelia
Régie générale Julio Cabrera
Avec
Maria Adelia
Le grand père, une prostituée
Farid Bentoumi Le policier,
le serveur
Romane Bohringer Shen Te,
Shui Ta
Valérie Crouzet
Mi Tsu la propriétaire,
une prostituée, une ouvrière
Ivan Franek
Lin To le menuisier, l’enfant
Renato Giuliani
Le troisième Dieu,
le marchand de tapis, le prêtre
Christian Julien
Le premier Dieu,
L’homme du couple
Alain Khouani
Wung le beau-frère
La marchande de tapis, le client
Pierre-Yves Le Louarn
Shu Fu le barbier, la nièce
Nirupama Nityanandan
La veuve Shin, une prostituée
Gérald Papasian
Le deuxième Dieu, le chômeur
Claire Rigollier
Mme Yang la mère de Sun
La femme du couple,
Une prostituée
Augustin Ruhabura
Wang le marchand d’eau
Jean Alain Velardo
Sun l’aviateur, le neveu
Ysmahane Yaqini
La belle sœur enceinte
Une prostituée
Coproduction
Théâtre Vidy-Lausanne E.T.E.
Maison de la culture, Nevers
Théâtre National de Chaillot, Paris |
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Peut-on rester un ange dans un monde inéquitable ? Les jeux de masques d’une courtisane au grand cœur, entre fable orientale et opéra de quatre sous.
Les dieux ont beau chercher, il n’y a plus qu’une seule personne généreuse en ce monde. C’est Shen-té, une prostituée du Setchouan. La dotant de mille dollars d’argent, ils la chargent de donner enfin une vraie mesure à sa bonté. Mais elle découvre vite la difficulté de sa tâche : comment ne pas couler elle-même sous le poids de tous les naufragés qui s’accrochent à sa barque, une modeste boutique de tabac qu’on lui a vendue à prix d’or ? L’intervention de son cousin, moins charitable, mais meilleur
gestionnaire, ne révèle-t-elle pas l’impossibilité qu’il y a, dans le monde tel qu’il est, à s’en sortir sans commettre d’injustices ?
À travers cette fable orientale qui fait une large part à la chanson et dont la conclusion reste ouverte, Brecht, fidèle à sa définition du «théâtre épique», s’efforce de faire adopter au public une attitude à la fois critique et passionnée, orientée vers l’action politique.
Après Une bête sur la lune en 1998, La Ménagerie de verre en 2000, Irina Brook s’empare de cette œuvre militante dans un esprit très brechtien, puisqu’elle a décidé de privilégier, non le prestige de sa distribution, mais la cohésion d’une troupe de comédiens.
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