La Cour des grands
de Jérôme Deschamps
et Macha Makeïeff
Musique
Philippe Rouèche
Décor et costumes
Macha Makeïeff
Lumières
Thierry Fratissier
Scénographie
Laurent Peduzzi
Avec
Catherine Gavrilovic
Robert Horn
Hervé Lassïnce
Nicole Monestier
Yves Robin
Sébastien Mesnil
Patrice Thibaud
Luc Tremblais
Direction technique
François Noël
Accessoires
Sylvie Châtillon
Régisseurs généraux
Marc André, Denis Melchers
Régisseur lumières
Alain Paradis
Régisseurs plateau
Igor Chabert,
Stéphane Fouillen,
Patrick le Joncourt
Réalisation des costumes
Claire Fayet assistée
de Isabelle Beaudoin,
Véronique Juhel,
Nicole Boully
Construction décor
Atelier
François Devineau
Patines
Ronan Guilbert
Production
Théâtre National de Bretagne Rennes/Deschamps
et Deschamps
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La presse...
« Les personnages de La Cour des Grands sont des laissés pour compte et des maladroits, qui
entretiennent des relations conflictuelles avec les objets et les machines et sont tour à tour victimes et teignes. Sonnettes, boutons, alarmes, interphones et autres portiques sont ici l’une des causes majeures de leurs soucis ; ils parlent peu, si possible dans des langues différentes (anglais, français, arabe, italien…), et se disputent pour des brosses à chaussures sur un plateau presque vide, plus proche – nul ne s’en plaindra – du cirque et du music hall que du studio de télévision. »
René Solis, Libération. |
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« Nous réagissons à l’agressivité d’une société où il faut être performant tout le temps et partout, où l’on voit des gens derrière d’immenses vitres s’entraîner sur des vélos d’appartements, s’épuiser pour aller nulle part avec la bénédiction de tout le système !
Quelle arrogance et quel désespoir ! »
Macha Makeïeff |
Tu seras le meilleur, mon fils
La cour d’une certaine école, celle de vieux enfants qui ont raté leurs rêves mais qui ne le savent pas, celle d’une aristocratie de loosers réduite à régner sur un gymnase de province où la cantine tient lieu de galerie des glaces, le Formica de marbre et les vestiaires de salle de bal. Le décor est planté, les Deschiens, «ces hommes et ces femmes qui à force d’être traités en chien, ont finit par en devenir un» peuvent faire leur apparition. Mais des chiens prêts à mordre cette fois, car tout le chenil a décidé d’en être…
Au bord du gouffre eux aussi, comme leurs ancêtres des précédents spectacles, mais s’obstinant jusqu’à l’épuisement pour parvenir
à l’excellence de ce qui pourrait bien n’être que l’excellence du pathétique et du médiocre. Des sportifs de la désillusion, des athlètes de l’inutile, tous quatrième, tournant autour du podium en se jalousant les uns les autres, tirant la langue, haletant de persévérance maniaque. Dans cette cour des miracles où l’humour étend son empire en tyran, gags et saynètes – la «java du Flamby» est déjà un morceau d’anthologie – se succèdent, avares de mots, riches de danse et de musique, grinçants comme une mécanique déréglée qui fabrique des produits qui font rire mais que le monde (celui des «vrais grands») n’achètera jamais.
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