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Vif et urgent, à croquer comme une glace qui fond trop vite
A comme Amour, lettre initiale par laquelle s’inaugure le désir. A comme Absence, lettre initiale par laquelle il s’achève. Parfois. Souvent. La boucle est bouclée, ronde et sans cesse réécoutée, comme un disque où Pascal Rambert (l’auteur) aurait gravé les vies (sa vie ?), d’amour et aujourd’hui d’absence, de Pascal et de Kate (les personnages de la pièce), en 41 scènes qui auraient pu être les chansons d’un album. Un musicien, passeur et confident, chante et joue sur une guitare les mots que les amants ne savent pas ou ne savent plus se dire, parcourt ce chemin qu’ils ne savent pas ou plus parcourir. «Même quand il y a dialogue, il est écrit que les amants ne sont pas ensemble. Ils échangent des pensées plus que des paroles. Ils sont chacun, un, séparés. Remplis du manque de l’autre.»
De Paris-Rive Droite à New-York Brooklyn, de la ligne courbe de Barbès à Fulton Street, des images de boudoir, d’aéroport, de plage… se projettent et se reflètent «distordues dans un bain de lumière en technicolor».
Julien Bouffier a créé en 1991 la compagnie Adesso e Sempre.
Il a notamment monté des textes de Xavier Durringer (Angèle Box), Jean-Pierre Milovanoff (Squatt, Le Sortilège), Brecht (Tambours dans la nuit), Corneille (Mélite) et projette la création d’un diptyque Nuit américaine, dont la première partie sera L’Échange de Paul Claudel.
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