Entre courir et voler
y a qu’un pas papa
Ecrit et interprété par
Jacques Gamblin
Mise en scène Claude Baqué
Assistanat à la mise en scène
Isabelle Antoine
Scénographie Alain Burkarth
Lumières Jean Tartaroli
Costumes Nathalie Lecoultre
Son François Olivier
Direction technique Eric Proust
Coproduction
La Maison de la Culture
de Loire-Atlantique
Le Théâtre de Saint-Quentin-
en-Yvelines Scène Nationale
Le Théâtre de l’Unité
CDN de Limoges
Le Théâtre Municipal
de Coutances
Le Théâtre du Gymnase
à Marseille
Le Théâtre des Salins
Scène Nationale de Martigues
Spedidam
Production déléguée
Compagnie des Petites Heures
Partenariat du Théâtre :
France Culture

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« Ce n’est pas le spectacle d’un homme qui court et qui pense, c’est du souffle. Juste du souffle. Je veux dire de la chair. De la viande quoi !… La nôtre. Qui transpire et qui s’agite en ligne. C’est un homme normal quoi ! Qui passe à la corde dans les virages.
Qui passe à la corde dans les.
Qui passe à la corde. Qui passe à la. Qui passe. Qui est passé.
Qui voudrait juste courir pour courir et ne plus franchir aucune ligne.
Et qui se dit si j’me
r’tourne j’suis foutu !…
Bref.
C’est un homme nu qui court.
Et c’est déjà pas si mal. »
Jacques Gamblin |
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C’est un homme normal quoi !
L’homme est plus discret que son talent. C’est là l’un des signes de liberté de celui qui a fait sienne la devise de Cendrars «Quand tu aimes il faut partir», ligne de conduite qui l’a jeté tour à tour dans les bras du théâtre (il a joué dans des spectacles de Gildas Bourdet, Giorgio Barberio Corsetti, Philippe Adrien, Jean-Louis Martinelli, Alfredo Arias…) et dans ceux du cinéma (Bertrand Tavernier, Jean Becker, Claude Chabrol, Shohei Imamura, Robert Guédiguian…).
«Parallèlement», ainsi qu’il aime à le dire, Jacques Gamblin «porte depuis dix ans un personnage à l’écriture et à la scène, ni tout à fait moi-même, ni tout à fait un autre, un anonyme qui se prend les pieds dans le tapis de ses obsessions». C’est de cet anonyme-là dont il sera question dans cette création de Jacques Gamblin. L’histoire d’un « homme qui a couru et court encore ». L’histoire d’un homme qui tout à coup, sans savoir pourquoi, a pris peur au kilomètre 271 de sa route et de sa vie et a planté là son automobile pour courir, à pied, à la poursuite de ce qu’il est, se laissant parfois rattraper par sa femme, rattrapant son père, désireux parfois de « semer le monde entier ».
Un homme qui court comme il pense. Le contraire aussi. |
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