L’Opéra de quat’sous
    de Bertolt Brecht et Kurt Weill
 
mercredi 21 janvier à 20h30
Grand Théâtre - Tarif A - Durée : 3h30 avec entracte
jeudi
22
janvier
à 19h30

Location ouverte samedi 20 décembre

vendredi
23
janvier
à 20h30
samedi
24
janvier
à 20h30
1ères représentations en région parisienne
 
L’Opéra de quat’sous
de Bertolt Brecht et Kurt Weill

texte français Jean-Claude Hémery
mise en scène Christian Schiaretti
direction musicale
Jean-Claude Malgoire

 
Christian Schiaretti et
Jean-Claude Malgoire
 


avec
Wladimir Yordanoff
Macheath, dit Mackie-le-Surineur
Charlie Nelson
Jonathan Jeremiah Peachum
Nada Strancar Celia Peachum,
sa femme
Marie-Sophie Ferdane Polly Peachum, leur fille
John Fernie Brown, chef suprême de la police de Londres
Ariane Dubillard Lucy,
la fille de Brown
Guesch Patti Jenny-des-Lupanars
Olivier Borle Smith
Jörn Cambreleng Filch
Loïc Puissant Le pasteur Kimball

La bande à Mackie
Loïc Brabant Matthias
Gilles Fisseau Jacob
Julien Muller Walter
Wolfgang Pissors Robert et Le chanteur de complaintes
François Rabette Jimmy

Trois putains
Lucie Boscher
Hélène Halbin
Gisèle Tortérolo


scénographie
Renaud de Fontainieu
assistante scénographie
Bérengère Naulot
lumières Julia Grand
costumes Annika Nilsson
assistante costumes
Sylvie Bello-Tréhout
collaboration artistique
Jörn Cambreleng et Grégoire Ingold
maquillages Nathalie Charbaut
technique vocale Sophie Hervé
vidéo Pierre Jacob

et l’Ensemble Instrumental de l’Atelier Lyrique de Tourcoing
François Martin piano/direction
Vincent Petit trompette
Nicolas Nageotte
clarinette et saxophone

Joris Rühl clarinette et saxophone
Michel Lairot accordéon

en alternance
Charles Édouard Fantin /
Gérard Rebours guitare, guitare hawaïenne, banjo
Jean-Marie Bonche /
Frédéric Lucchy trombone
Guillaume Blaise /
Florent Haladjian percussions
Luc Devanne /
Adeline Fabre contrebasse

Les “songs” de L’Opéra de quat’sous sont chantés en allemand.

Coproduction
Théâtre National Populaire – Villeurbanne
Atelier Lyrique de Tourcoing dans le cadre de Lille 2004, Capitale Européenne de la Culture et de Lille Métropole-Communauté Urbaine, avec la participation artistique de l’École nationale supérieure des arts et techniques du théâtre, et le
soutien de la Spedidam
Éditeur et agent théâtral,
L’Arche Éditeur
Éditions musicales,
Universal Vienne

 
« On a pas besoin d’un matériau se distinguant déjà en soi par sa beauté extérieure.
On a pas besoin de héros qui soient des rois, des poètes, des philosophes.
(pas d’Antigone et pas de Faust). Même le destin d’une lavandière (Mère Wolfen dans La Pelisse de castor) peut être tragique et donc (?) beau. »
Bertolt Brecht. Lettre à Caspar Neher (1914)

La bouffe vient d’abord,
ensuite la morale !


Deux siècles après que John Gray eut écrit son célèbre Opéra des gueux – un texte âpre qui tourne le dos aux héros écœurants de suavité des pastorales d’alors et charge violemment l’Angleterre bourgeoise et hypocrite qui déjà déclare que « Tout homme a un prix » – Bertolt Brecht pour le texte, Kurt Weill pour la musique, s’emparent de l’œuvre avec une férocité digne de son modèle. Tous les personnages sont là : Peachum, le receleur, à la tête d’une florissante affaire de faux aveugles et de vrais borgnes, la tendre Polly, que son père entend bien rapidement transformer en riche veuve, Mackie-le-surineur, Jenny-des-lupanars, la prostituée qui rêve naïvement d’un grand bateau qui l’emmènera là-bas… Mais chez Brecht, le haillon est sacré, et l’on ne court jamais le crime qu’en chantant, une bible à la main. On philosophe cyniquement sur l’impossibilité d’être bon dans un monde qui ne l’est pas et l’on ne fait de bonne fin que pour mieux dénoncer l’illusion d’une justice possible.

On a beaucoup insisté sur l’ambiguïté d’une pièce – cynisme nihiliste ou dénonciation critique – qui déjà, à l’époque de sa création (1928), connut un immense succès auprès de tous les publics. Mais dans cette ambiguïté que Brecht lui-même tenta d’éclaircir par la suite, se cache encore une grande partie de son immense richesse. Face à cette œuvre le metteur en scène doit toujours choisir son camp et décider du costume de Macki-le-surineur, ce requin aux dents si blanches : un habit de bourgeois ou un costume de truand…
 
 
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