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Orchestre philharmonique de Radio France
Direction musicale Myung-Whun Chung
Chef d'orchestre Kazushi Ono
Piano François-Frédéric Guy
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| jeudi |
8 |
janvier |
à 20h30 |
Grand Théâtre - Tarif B - Durée : 1h45 avec entracte |
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Location ouverte mardi 9 décembre |
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A partir de cette date, achat en ligne >> |
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Orchestre Philharmonique
de Radio France
Direction musicale
Myung-Whun Chung
Chef d'orchestre
Kazushi Ono
piano
François-Frédéric Guy
1er violon solo
Hélène Collerette
Programme
Luca Francesconi
Cobalt, Scarlet deux couleurs de l'aube
Serge Prokofiev
Concerto pour piano
et orchestre n°2
Dimitri Chostakovitch
Symphonie n°6
piano François-Frédéric Guy
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| François-Frédéric Guy |
Kazushi Ono |
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Prokofiev et Chostakovitch : un siècle de résistance officielle
Cinquante ans après sa mort, les manchettes des journaux ont à nouveau fait la part belle à Iossif Staline plutôt qu'à Sergueï Prokofiev, qui partagea avec le petit père des peuples le triste privilège d'avoir quitté ce monde le 5 mars 1953...
Prokofiev, déçu par les Etats-Unis où il avait émigré, revient en URSS en 1929. Chostakovitch, son cadet de quinze ans, compositeur officiel s'il en fut, n'a jamais cessé de louer, avec sincérité, un régime politique dans lequel il croyait. Il n'empêche.
L'un comme l'autre ont subi de la part d'un système qui entendait fixer les canons esthétiques de l'art, de réguliers rappels à l'ordre qui ont sans doute, sinon brisé, du moins retenu l'immensité de ces deux talents.
Les œuvres présentées dans ce programme qu'on est en droit d'attendre virtuose – grande technicité de la partie de piano du n° 2 de Prokofiev, lui-même pianiste extraordinaire, verve déchaînée des deux scherzos de la n° 6 de Chostakovitch – sont à cette image : sans jamais rompre avec le système tonal, toutes deux portent un élan et une conscience de la liberté (le souffle «nordique» de la 6e fait songer à Sibélius, le n° 2 a été composé à l'âge de 22 ans), qui témoigne d'une foi en l'art qui a su l'emporter sur les censeurs qui tentèrent de faire marcher la mesure au pas.
Le pianiste François-Frédéric Guy, habitué des grandes salles parisiennes et internationales (Châtelet, Gaveau, Queen Elizabeth Hall...), entretient une relation étroite avec la musique contemporaine mais a également gravé pour Harmonia Mundi, Méridian ou Naïve, des sonates de Beethoven, de Brahms et de Prokofiev. Il sera accompagné par le Philharmonique de Radio France dont le directeur Myung-Whun Chung, cédera ici la baguette à Kazushi Ono. |
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