>> du 8 mars au 30 avril
Temps danse 78,
la danse dans tous ses états, hors les murs…
Philosophie d'un projet
Temps danse est né il y a quatre ans d'une envie partagée avec le Conseil Général de promouvoir la création chorégraphique contemporaine auprès des habitants du département. A l'occasion de sa 4e édition, Temps danse connaît un second souffle en approfondissant et en élargissant ses champs d'interventions…
Temps danse s'inscrit dorénavant plus fortement dans l'aménagement
culturel du territoire. Les propositions artistiques sont diversifiées, le soutien apporté aux structures partenaires dans leurs projets de formation des publics est amplifié et des rencontres professionnelles, réservées aux programmateurs ou responsables culturels du département sont mises en place. Pour la première fois, Temps danse réunit ainsi huit villes dans une volonté commune.
Ce développement du travail en réseau, basé sur la concertation, pérennise les
possibilités offertes à la population d'accéder aux spectacles de danse les plus novateurs.
Car contribuer à l'émergence de nouvelles formes chorégraphiques et les donner à voir est au cœur du projet artistique de Temps danse. Son rôle de soutien à la création est renforcé. L'aide apportée aux artistes dans leur travail de recherche se traduit notamment par davantage de compagnies accueillies en résidence de travail.
Construire en profondeur, dans la durée, une relation riche et prégnante entre la danse d'aujourd'hui et les habitants du département, voilà Temps danse…
Paroles d'artistes
Transmettre la danse par Marion Ballester, chorégraphe de Neptune
– Chrystèle Guillembert : A l'occasion de votre dernière création Neptune, vous allez animer avec vos danseurs de nombreux ateliers. Qu'avez-vous le désir de transmettre ?
– Marion Ballester : J'ai envie de rendre tangible, palpable le processus créatif. Je pense qu'il faut désacraliser l'art, ne pas a priori l'intellectualiser. Créer est un acte si simple ! Il suffit juste d'ouvrir quelques portes… Cela passe par l'expérimentation.
– Sur quels éléments repose le contenu de vos interventions ?
– Sur le partage d'une expérience, non d'un savoir. Je ne crois pas en la séparation artiste/ non artiste. A partir des outils inhérents à la danse, je cherche à ce que chacun laisse libre cours à son imaginaire, à sa sensibilité, et s'invente, en toute liberté, son parcours. Sans jugement de valeur, juste dans le plaisir de faire. De ce cheminement propre à chacun, naissent des instants poétiques incroyables…
– Cette pratique modifie-t-elle la perception que vous avez de votre démarche artistique ?
– Cela m'oblige à questionner mon rapport à la danse, à ce qui en constitue le fondement. Je porte alors un regard neuf sur ce qui peut m'apparaître comme évident ou maîtrisé. C'est aussi pour moi un fabuleux laboratoire où l'invention, la mise en danger sont permanentes. C'est une façon de revenir à l'essentiel.
– Que conservez-vous de ces moments de rencontre ?
– De l'émerveillement…
Rendez-vous
Neptune, chorégraphie de Marion Ballester - Création
>> Résidence de création du 16 décembre au 11 mars
> Représentations au théâtre du 11 au 13 mars
• La Nacelle à Aubergenville, le 2 avril à 21h
• Le Nickel à Rambouillet, le 3 avril à 20h45
• Théâtre Montansier à Versailles, le 6 avril à 20h30
• Espace Maurice Béjart à Verneuil-sur-Seine le 9 avril à 21h
(en collaboration avec la ville d'Andresy)
Rendez-vous
De Vous à Nous Textes/Danse/Images
Une proposition de pascale Houbin et Patrick Bonté
>> Résidence de création du 3 au 9 novembre et du 18 au 29 janvier
> Représentations
• Mairie de Méré le 26 avril à 20h30
(en collaboration avec la ville de La Queue-lèz-Yvelines)
• Théâtre Robert-Manuel à Plaisir le 27 avril à 21h
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Eloge de la petite forme
par Pascale Houbin,
chorégraphe et
Patrick Bonté,
chorégraphe et
metteur en scène
de "De vous à nous" |
– Chrystèle Guillembert : De vous à nous, associe la forme spectaculaire et la proximité du public. Quelle est pour vous l'attrait d'une telle proposition ?
– Pascale Houbin : De vous à nous est un spectacle léger, mobile qui peut être présenté partout, dans des théâtres ou dans d'autres lieux. Il permet de concilier l'exigence artistique d'une véritable création tout en établissant une autre relation avec ceux qui regardent. D'ailleurs, le spectacle, qui associe danse, vidéo et lecture à deux voix, se termine par un échange avec les spectateurs.
– Investir des lieux non théâtraux, être dans la proximité, en quoi cela modifie t-il votre travail d'artiste ?
– Patrick Bonté : Cela implique simplement d'inclure le regard du spectateur dans l'image que l'on crée, tout en affirmant sa propre esthétique, ses problématiques. Dans un théâtre, les codes et la symbolique sont intégrés par le spectateur : la séparation scène/salle, le faux de la représentation. Hors théâtre, tout est à réinventer. L'impact émotionnel est décuplé.
– Pascale Houbin : Le processus créatif n'est en rien différent. L'énergie, la minutie ou l'implication du geste du danseur sont les mêmes que sur la scène d'un théâtre. Simplement, le rapport au spectateur, sans toute la machinerie du théâtre, est plus intense, direct, sans fioriture. Seule reste la chair du spectacle vivant…
[Propos recueillis par Chrystèle Guillembert] |
Renseignements auprès de :
Chrystèle Guillembert au 01 30 96 99 10 ou cguillembert@tsqy.org
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