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Conversation chez les Stein
sur Monsieur de Goethe absent ø
Peter Hacks / Yves Beaunesne
artiste associé au Théâtre
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« Monologue pour une comédienne et un empaillé. » |
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C’est par une nuit de 1786 que Goethe « oiseau pris dans un lacet », Goethe, conseiller secret et ministre à la cour de Weimar auprès du Grand-Duc Charles-Auguste prend secrètement la fuite pour l’Italie. Le Mignon de son Wilhelm Meister avait rêvé avant lui du pays « où les citronniers fleurissent et où les oranges d’or resplendissent dans le sombre feuillage ».
Il laisse derrière lui Charlotte von Stein, sa « préceptrice » à la cour de Weimar, dame de cour « qui représentait l’éducation la plus raffinée, la décence dans la parole et le maintien » avec laquelle, dix années durant, il maria beaucoup plus que son âme.
Peter Hacks, auteur dramatique allemand né en 1928 et récemment disparu, collaborateur de Bertolt Brecht, a tiré de « cette lente descente sur les rivages du fleuve Amour d’une femme qui ne sait pas y nager » ce bijou sombre qu’est Conversation chez les Stein sur Monsieur de Goethe absent. Le mari auquel Madame de Stein ouvre son cœur a le tain d’un miroir et Yves Beaunesne sait lui aussi quoi faire de ce triste « empaillé », dont on ne verra ici que la marionnette et son manipulateur. Le metteur en scène auquel on doit le jadis très remarqué Dimanche à la Campagne de Tourgueniev, L’Eveil du printemps de Wedekind (Théâtre de la Ville), La Princesse Maleine de Maeterlinck (Théâtre National de la Colline) et Oncle Vania de Tchekhov créé dans nos murs au printemps dernier, devrait trouver dans ce texte de Hacks qui s’effraie au bord du gouffre de la passion, un personnage de femme dont il aime à éclairer l’âme et les sens.
« Ce récit est conçu comme une métaphore, explique le metteur en scène, c’est-à-dire une image libre, non contrôlée et non contrôlable, ainsi que l’est l’irruption d’une féminité autonome, sauvage, dans un monde où la féminité est définie par l’homme. Il faut trouver l’or, même dans la boue des personnages. Nous sommes ce que nous perdons. »
De Peter Hacks Mise en scène Yves Beaunesne Distribution Christiane Cohendy Charlotte de Stein, une marionnette et son manipulateur Cyril Bourgeois Josias de Stein Collaboration artistique Marion Bernède Traduction Jean-Louis Besson et Jean Jourdheuil Collaboration pour les marionnettes Emilie Valantin Scénographie, objets, projections et marionnette Damien Caille-Perret Costumes Damien Caille-Perret Lumières Éric Soyer Création son Christophe Séchet Coiffures et maquillages Catherine Saint-Sever Chorégraphie Giuseppe Frigeni
Le texte de la pièce est publié aux éditions « THEATRALES ».
Coproduction Compagnie de La Chose Incertaine – Yves Beaunesne ;
le Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines, Scène nationale ;
le Théâtre de Nîmes.
La scène Watteau de Nogent-sur-Marne
Le soutien du département du Val-de-Marne, de la DRAC Ile-de-France
et du Théâtre de la Commune d'Aubervilliers.
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