| ma 16 nov. |
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| —20h30 |
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| Grand Théâtre Tarif A |
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Dino Saluzzi ø
Rosamunde Quartett / Pablo Márquez 
| « Il y a longtemps, Saluzzi jouait du tango » |
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« J’avais besoin de me libérer du tango mais dans le même temps, j’avais la sensation de devoir conserver la tradition. Même si c’est dangereux, nous devons aller de l’avant.»
Dino Saluzzi |
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Ce n’est sans doute pas un hasard si le soufflet du bandonéon de Dino Saluzzi épouse au-dessus de son genou la forme d’un pont. Homme du grand écart des cultures et des genres, le ban-déoniste a su construire une arche capable de faire se rejoindre dans son dernier album les cordes du quatuor Rosamunde et le tango très librement jazzy de ses origines argentines…
Né en 1935 à Campo Santo, Dino Saluzzi attaque et adopte le bandonéon à l’âge de sept ans. Etudiant, il s’installe à Buenos Aires et s’initie aux différents styles musicaux tout en intégrant rapidement l’orchestre symphonique de la radio El Mundo. Si le tango l’intéresse, c’est à ses origines plus qu’à son exil urbain qu’il s’attache, à ses racines folkloriques argentines et ses in-fluences andines. Ami d’Astor Piazzolla, il s’éloigne rapidement du Nuevo Tango et s’ouvre au Jazz américain, faisant de l’improvisation la clef de voûte d’un style qui n’appartient qu’à lui. Restent cette atmosphère mélancolique, cette nostalgie et cette rébellion dont on retrouve toutes les caractéristiques dans ce lointain souvenir de tango que Dino Saluzzi a laissé derrière lui. Tout sauf un gardien de musée, jamais là où le pittoresque pourrait l’attendre, le compositeur alterne les collaborations avec des musiciens aussi divers que Gato Barbieri, Charlie Haden, Palle Mikkelborg ou Enrico Rava.
« Les formes rigides ne me plaisent pas… Je crois à la spontanéité et à la créativité, au devoir de trouver de nouvelles choses, d’échapper aux schémas traditionnels. C’est pourquoi j’essaye de mener le bandonéon vers d’autres chemins que ceux que m’a enseignés ma culture. Il y a encore aujourd’hui une séparation incompréhensible entre musique classique et musique populaire. Classique ou populaire, le problème ne se pose pas en ces termes. Il suffit qu’une musique soit belle, quels que soient son origine ou l’étiquetage dont on l’affuble. La différence, c’est nous qui la faisons, mais pourquoi ? Tout type de musique doit être accessible à tous. » Dino Saluzzi
Dino Saluzzi, bandonéon
Rosamunde Quartett Violons : Simon Fordham, Anja Lechner, Andreas Reiner, Helmut Nicolaï alto
Jean-Marc Foltz clarinette
Pablo Márquez, guitare
Ce programme est tiré du concert « figures argentines » donné lors de la saison musicale de la Fondation Royaumont à Asnière-sur-Oise le 11 octobre 2003 ; le septet a été créé lors de cette même saison.
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