| ve 7 janv. |
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| —20h30 |
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| Grand Théâtre Tarif B |
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Durée 2h50
Location ouverte
mardi 7 déc. |
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Jephtha ø
Georg-Friedrich Haendel
Opera Fuoco / David Stern
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« …comme le jour disparaît dans la nuit » |
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L’histoire de la composition du Jephtha de Haendel est à elle seule un sujet dramatique. Dernière œuvre de ce très exact contemporain de Bach – ils sont nés à quelques lieues et quelques jours l’un de l’autre – Jephtha est le dernier oratorio du maître, sans doute aussi le plus émouvant.
« Notre joie s’en va en douleur, comme le jour disparaît dans la nuit », cette phrase de Jephté reconnaissant dans sa fille, Iphis, celle qu’il a juré de sacrifier à Dieu s’il lui donnait la victoire est aussi l’une des paroles testamentaires de Haendel en passe de devenir aveugle. L’œuvre porte les stigmates de cette maladie qui le frappe au cours de son travail mais qui ne parviendra pas à triompher de sa foi. « Tout ce qui est, est bien » dit le chœur. La conviction de Haendel est inébranlable. La partition originale porte encore le souvenir des stations de ce chemin de croix « Suis arrivé jusqu’ici, le mercredi 13 février. Empêché de continuer à cause de mon œil gauche », un peu plus loin « Le 23 février, vais un peu mieux. Repris le travail. ». Ce qui se lit ici s’entend dans la musique. Aux rythmes de danse du premier acte, bourrée, gavotte, succédera bientôt le cri d’horreur de Jephté. « L’héroïsme de Haendel et de sa musique intrépide, qui souffle la vaillance et la foi, se résume en ce cri d’Hercule mourant » écrira Romain Rolland dans sa très profonde analyse de l’œuvre.
C’est l’orchestre dédié à l’art lyrique Opera Fuoco, placé sous la direction de David Stern – qui a souvent dirigé le Concerto Köln – qui interprétera ce « drame sacré », pour cinq solistes et chœur.
Ce nouvel orchestre qui joue sur instruments d’époque entend placer le texte au centre du dispositif dramatique dans un souci d’efficacité expressive et réintégrer le récitatif comme le véritable moteur de l’opéra. Une préoccupation de plus grande lisibilité devant permettre à un plus large public de découvrir un répertoire revivifié et plus actuel que jamais.
De Georg-Friedrich Haendel Direction David Stern Co-direction artistique Jay Bernfeld
Avec Paul Agnew ténor Jephtha (Jephté) Guillemette Laurens mezzo Storgé sa femme
Lisa Larsson soprano Iphis sa fille Robert Expert contre-ténor Hamor fiancé d’Iphis
Alain Buet baryton Zébul grand prête, Christine Rigaud soprano l'ange
Orchestre Opera Fuoco
Viole de gambe Jay Bernfeld Harpe Françoise Johannel Clavecin Hélène Clerc-Murgier Violons 1
Katharina Wolff, Heide Sibley, Leonore de Recondo, Roberto Crisafulli Violons 2 Simon Heyerick, David Glidden, Tami Troman Altos Galina Zinchenko, Marta Paramo Violoncelles Aldo Ripoche, Elisa Joglar Contrebasse Miriam Shalinsky Flûte Serge Saitta Flûte à bec Patricia Lavail Hautbois Christian Moreaux, Yanina Yacubson Basson Nicolas André Cor et trompette Claude Maury,
Joël Lahens Timbales Stephan Wissmann
Choeur Opera Fuoco
Soprani Suzie Win Maung, Myriam Dubrow, Elisa Doughty, Sharona Applebaum
Alti Trisha Hayward, Rebecca Tepfer, Muriel Ferraro
Ténors José Canales, Benoit Porcherot, Stéphane Werchowski
Basses Bernard Causse, James Hobson, Edward Elias
Avec le soutien de la Francis Goelet Foundation et de la Four Oaks Foundation
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