| ma 15, |
me 16, |
je 17 fév. |
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| —20h30 |
—20h30 |
—19h30 |
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| Grand Théâtre Tarif A |
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Durée 4h
Location ouverte
samedi 15 janv. |
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Première en Ile-de-France
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Peer Gynt ø
Henrik Ibsen / Patrick Pineau
| « Dieu de Dieu, comme tu sais mentir ! » |
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« L’espace, la scénographie se rapprocheront du cirque, du théâtre forain.
Une forme légère pour fouiller l’âme humaine, chercher les déchirures, les angoisses, provoquer les chaos, les rencontres dans le vent, dans le froid de ces montagnes habitées de légendes. Il faudrait arriver à provoquer le frisson, entraîner le spectateur dans cette errance, lui faire douter de ce que sont vérité et mensonge, l’amener à se questionner sur ce qu’il en est d’être soi-même, d’être dans cette fuite perpétuelle du présent, dans ce
qui pourrait ressembler à la liberté.»
Patrick Pineau |
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Pièce qu’on dit volontiers irreprésentable – combien de rôles, combien de tableaux, combien d’horizons ? – le Peer Gynt d’Ibsen est aussi, paradoxalement, l’une de celles à laquelle le théâtre ne cesse de se confronter. Depuis sa création en Norvège en 1876 – Lugné-Poe la mettra en scène au Théâtre de l’Œuvre en 1895 – la pièce irreprésentable, souvent coupée il est vrai, n’a jamais cessé d’être montée... La désormais légendaire mise en scène intégrale qu’en réalise Patrice Chéreau en 1981 l’a désignée en France comme un sommet que chacun tente depuis de gravir par d’autres faces. Après Eric da Silva, Philippe Berling, Stéphane Braunschweig… c’est aujourd’hui Patrick Pineau, compagnon de route fidèle de Georges Lavaudant et ses comparses de la troupe de l’Odéon qui s’y essayent dans un projet collectif. Ils doubleront cette difficulté d’une seconde, celle de présenter cette création dans la Cour d’honneur du Palais des Papes d’Avignon.
Peer Gynt appelle cela. Une audace à l’image de son héros, que ce voyage initiatique par-delà les mers conduira jusqu’aux confins de soi, à ce cœur de l’être qui hante le texte, question irrésolue du « qu’est-ce qu’être soi-même » dont les réponses s’escamotent une à une, telles les pelures de l’oignon dont Peer cherche le noyau. Le voyage est le secret. La réponse aux mensonges de Peer le conteur, aux songes de Peer le menteur pourrait bien n’être que cela : un détour, un amusement buissonnier sur le chemin de la vie, « multiple, féconde et tumultueuse, suivant la fortune, refusant les figures de la mort ».
A l’issue de cette Odyssée qui le mènera du monde des Trolls aux rivages d’Orient, Peer retrouvera l’amour de Solvejg. Parce qu’ainsi que le rappelle François Regnault, le traducteur, en citant Platon : « En vue des grandes choses, il faut faire le détour ».
d'Henrik Ibsen traduit du norvégien par François Regnault Mise en scène Patrick Pineau Dramaturgie Eugène Durif Scénographie Sylvie Orcier en collaboration avec Hakim Mouhous Costumes Brigitte Tribouilloy Assistante costumes Christine Rockstedt Lumières Daniel Levy Musique Jean-Philippe François Collaboration musique et son Thierry Jousse Chorégraphie Jean-François Duroure Maquillages Sylvie Cailler Coiffures Sylvie Cailler et Jocelyne Milazzo Conception et réalisation du sol Sélim Saiah et Dominique Saiah Masques et sculptures Coralie Leguevaque Assistante à la mise en scène Anne Soisson Avec Bouzid Allam, Gilles Arbona, Baya Belal, Nicolas Bonnefoy, Frédéric Borie, Hervé Briaux, Jean-Michel Cannone, Laurence Cordier, Éric Elmosnino, Aline Le Berre, Laurent Manzoni, Christelle Martin, Mathias Mégard, Cendrine Orcier, Fabien Orcier, Annie Perret, Julie Pouillon, Marie Trystram.
Coproduction Odéon-Théâtre de l’Europe, Festival d’Avignon,
Région Haute-Normandie – Théâtre en Région, La Filature – Scène nationale de Mulhouse,
Centre dramatique national de Normandie – Comédie de Caen,
Scène nationale Evreux-Louviers
avec le soutien de la Région Ile-de-France et de la Ville d'Evreux
remerciements au Théâtre Nanterre-Amandiers – Centre dramatique national
Création au Festival d’Avignon, Cour d’Honneur, juillet 2004.
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