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C’est le sociologue Dominique Wolton qui en son temps avait ainsi baptisé celle que Queneau appelait pour sa part la Tévé. En un seul mot et quatre lettres, comme si le petit écran avait avalé la vision que le téléspectateur croit encore posséder quand il est déjà lui-même celui qu’elle a dévoré. « Le monstre auquel nul n’échappe… La tévé avec ses animateurs au sourire carnassier, ses jeux, ses directs, ses séries, tout y passe… ». Marc Soriano – auteur et metteur en scène associé à l’action artistique de la Scène nationale de Saint-Quentin-en-Yvelines – tient la zapette. Ici comme devant l’écran, on ne prend pas le temps de s’ennuyer, ça défile : présentateur très antipathique, paroissien engagé moyennement chanteur, homme politique acrobate, sosie d’Alain Madelin, fils illégitime d’Yvette Horner, Sitcom pâtissier, Thierry Rolland recyclé, Doug-l’immonde et Pierre-l’idéaliste, Fritz Wunder-maier, chanteur lyrique éroto-mane… En cherchant un peu, on devrait même en reconnaître certains.
Un peu plus loin que la parodie, un curieux cabaret qui ressemble à un plateau de télévision en déroute, une distorsion du réel, une rêverie comique. Le titre (en entier) vous avait prévenu : Suite déglinguée pour perruques et quatuor à grimaces en audimat majeur (avec un choix de chansons de Schubert à Claude François). On se doutait bien qu’on n’était pas sur Arte… |