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«La prose de Cadiot produit déjà des effets de relief, du multidimensionnel : Lagarde la rend encore plus sensuelle. Arrangements sonores, samplings, effets visuels hallucinatoires, dans une scénographie aussi baroque que burlesque.»
Les Inrokuptibles |
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Il était une fois une fée (artiste ? écrivain ?) qui s’en va rencontrer Gertrude Stein, poétesse américaine du début du XXe siècle, ainsi que sa compagne Alice Toklas dans leur appartement désormais célèbre de la rue de Fleurus. Comme ces artistes américains qui faisaient à l’époque le voyage à Paris, elle vient «consulter» la papesse de l’avant-garde. Mais que vient faire une fée d’aujourd’hui, qui aspire à «changer le monde», dans un salon vieux d’un siècle ?
Pour Olivier Cadiot, poète romancier, auteur de Fairy queen et son complice de longue date, le metteur en scène Ludovic Lagarde, déjeuner chez Gertrude Stein c’est se nourrir des avant-gardes du XXe siècle, celles qui avaient décidé d’en finir avec le XIXe et affirmer ainsi notre XXIe siècle naissant.
Une expérience sensorielle unique
En nous plongeant avec humour, malice et légèreté dans la légende de Gertrude Stein, ils s’arrachent comme elle au passé et inventent à leur tour une modernité.
Entourés d’une troupe de fidèles dont les comédiens Laurent Poitrenaux (magnifique Astrov dans l’Oncle Vania mis en scène par Yves Beaunesne) et Philippe Duquesne (qui a longtemps fait partie de la bande des Deschiens), Cadiot et Lagarde nous font partager en véritables magiciens une expérience sensorielle unique où images et sons, espace et temps, rêve et réalité, se mêlent pour une création des plus sensuelles et poétiques.
L’art comme transfiguration du monde… |