Cornelius Puchberg est, dans cette pièce, le lointain descendant imagi-naire de Michaël Puchberg, ami fidèle auquel Mozart avait dédié son divertimento pour violon, corde et violoncelle en mi bémol majeur K.563.
Musicologue émérite, Cornélius a conçu une vaste théorie, qui selon lui, «révolutionnera la manière d’entendre la musique et de la jouer.» Pour étayer sa thèse, il a convoqué un trio de musiciennes, présentes avec lui sur le plateau. D’abord dociles, elles se révolteront ensuite contre les drôles de principes de l’érudit, pour nous offrir une interprétation vivante, libre de tous concepts.
Humour subtil et grande musique
Tout le plaisir se trouve dans les allers et retours entre musique et intrigue, les musiciennes du trio Art d’échos jouant vraiment la partition de Mozart, tout en interprétant des personnages en dialogant avec une sorte d’hurluberlu passionné, incarné par un acteur d’exception : Hubertus Biermann. Un vrai moment de théâtre en perspective, où l’humour, la sensibilité et la beauté fond faire bon ménage.
«Quelles initiatives trois musiciennes peuvent-elles avoir aujourd’hui face au génie de Mozart ?», se demandait Bernard Bloch. Le texte écrit par Frédéric Sounac, au-delà de sa dimension ludique, contient de véritables questions artistiques, nourries des nombreux entretiens que l’auteur a eus avec les trois musiciennes. |