La vie quotidienne dans une usine sidérurgique : dans la salle de pause, les ouvriers vont et viennent, plaisantent, s’invectivent. Rien que de très ordinaire à première vue. Mais un drame se noue, mettant à jour les tensions et les non-dits qui habitent chacun des personnages.
La description de ce microcosme, fine et précise, révèle bien des vérités sur les rapports humains pervertis par l’ordre social.
«L’humanité est impuissante face à cette énorme machine, cette "usine" qui (…) absorbe les humains, patrons comme ouvriers, à son profit. L’Usine traduit magnifiquement la fin des utopies, cristallise le doute de nos démocraties capitalistes fragilisées. La force du texte réside dans son refus de tout angélisme.» J. Osinski.
Magnifique humanité
A la différence de sa contemporaine anglaise Sarah Kane, «Magnus Dahlström n’est pas uniquement un désespéré. Son écriture est empreinte d’une magnifique humanité, d’une ironie souvent apaisante, d’un humour salvateur. L’Usine est le reflet de notre monde. Il ose l’affronter. Pour un metteur en scène, c’est une chance.»
Jacques Osinski poursuit ici son exploration des écritures nordiques, après Knut Hamsun, Stig Dagerman et August Strindberg. Nul doute qu’il saura, avec son acuité habituelle, nous restituer l’univers complexe de cette pièce et les forces vives qu’elle contient.
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