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Tout
entière consacrée à Siegfried, petit fils de
Wotan né de l’union incestueuse des jumeaux Sieglinde
et Siegmund, cette deuxième journée révèle
certaines des plus belles pages musicales du Ring, dans un
esprit pastoral et merveilleux. L’opéra
prend la forme d’un conte initiatique : Siegfried –
héros germanique à l’âme pure qui a inspiré
Wagner – est à la recherche de son identité
que lui cache Mime, le nain cruel qui l’a recueilli et élevé
dans la forêt.
Siegfried va donc forger l’épée qui le rendra
invincible et tuer Fafner, transformé en dragon, qui dans
un dernier souffle lui apprend l’origine du trésor
et sa malédiction. Il s’en emparera, découvrira
grâce au chant de l’oiseau de la forêt les intentions
de Mime qu’il tue à son tour, puis le chemin qui le
mènera vers le rocher de Brünnhilde. Rencontrant sur
sa route Wotan – sous les traits du Voyageur – il brise
sa lance grâce à l’épée. La voie
est ouverte.
Ayant ainsi franchi tous les obstacles, Siegfried brave sans hésitation
le feu qui encercle Brünnhilde, endormie ; il l’éveille
et, enfin, rencontre l’amour. |