danse
Isicathamiya Project
Chorégraphie Robyn Orlin
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Le travail de la chorégraphe Sud-africaine Robyn Orlin bien connue en Europe, trouve ses fondements dans un engagement politique au service de la dénonciation de toutes les discriminations et injustices liées aux inégalités. Le colonialisme et plus spécifiquement le régime de l’Apartheid sont ses champs de batailles de prédilection. Chaque pièce, chaque chantier chorégraphique est l’occasion pour la chorégraphe de mettre en lumière la culture des minorités noires d’Afrique du Sud. Avec
Isicathamiya Project - mot dérivé du verbe zoulou
cathama qui signifie «marcher doucement» ou «piétiner soigneusement» -, elle s’intéresse au cérémonial «underground» que constituent les chorales d’hommes, tous vêtus de superbes costumes. Le mélange harmonieux des voix associé à une chorégraphie millimétrée donne à voir des ensembles de chœurs masculins dont l’origine remonte au début du XXe siècle lorsque les hommes ont quitté leur campagne pour trouver du travail en ville. Longtemps oublié, «l’isicathamiya» revient en force aujourd’hui dans un pays qui reconstitue une culture post-apartheid.
La reconnaissance des différences, l’affirmation de l’égalité des hommes et des cultures mais aussi la joie de partager ensemble le chant et la danse sont au cœur d’une proposition artistique unique.